Journal de trading : définition
Le journal de trading est le registre dans lequel tu consignes chaque trade que tu prends : ce que tu comptais faire, ce que tu as réellement fait, et l'écart entre les deux. Ce n'est pas un carnet de souvenirs, c'est ton instrument de mesure. Sans lui, tu ne pilotes rien — tu improvises et tu espères.
Je le tiens depuis bientôt dix ans. C'est, sans hésiter, l'outil qui a le plus changé mes résultats — bien avant n'importe quelle technique. Dans cette formation gratuite, je te donne exactement la méthode que j'utilise, mes fiches à copier, et la façon de t'en servir tous les jours.
L'essentiel à retenir :
- Un journal de trading consigne chaque trade : le plan prévu, l'exécution réelle et l'écart entre les deux.
- La méthode complète tient en 5 étapes : plan journalier, journal de statistiques, niveaux clés, garde-fous, business plan.
- C'est un détecteur d'erreurs répétitives : mon propre journal m'a montré que 70 % de mes entrées anticipées n'étaient pas rentables — c'est ce qui m'a fait arrêter.
- Le modèle est gratuit, sans inscription, en 3 formats : Google Sheets, Excel (.xlsx) et PDF à imprimer.
- Le vrai levier n'est pas la saisie quotidienne mais la revue hebdomadaire : 20 à 30 minutes chaque dimanche suffisent.
Les données que contient mon journal de trading :
- Money management
- Gestion de risque
- Compte de trading utilisé (et sur quelle plateforme)
- Day trading / Swing trading / Scalping
- Système de trading et stratégie
- Spot ou produits dérivés : perpétuels et contrats à terme, options…
- Biais : la tendance observée
- Unités de temps
- Points d'entrée et de sortie : take profit et stop loss
- Performances : P&L net et rendement en R
Journal, plan, système : ne confonds pas les trois
C'est la confusion la plus fréquente, et elle coûte cher parce qu'elle fait croire qu'on a un journal alors qu'on n'a rien du tout.
| Outil | Il répond à | Quand |
|---|---|---|
| Système | Comment je trade, en général ? | Se construit une fois, évolue lentement |
| Plan de trading | Qu'est-ce que je fais sur CE trade ? | Avant chaque position |
| Journal de trading | Qu'est-ce que j'ai fait, et pourquoi ? | Après — puis en revue chaque semaine |
Le système est la doctrine, le plan est l'ordre de mission, le journal est le débriefing. Les trois se nourrissent : c'est le journal qui te dit quoi corriger dans ton plan, et c'est l'accumulation des plans corrigés qui fait évoluer ton système.
Pourquoi tenir un journal de trading ?
Parce que sans données, tu ne peux pas savoir si ce que tu fais marche. Tu peux avoir de la chance pendant deux mois et croire que tu as trouvé une méthode. Seul un échantillon sérieux te dit ce que tu vaux vraiment sur le marché.
Un journal de trading, c'est une machine à remonter le temps : il te permet de revoir à tout moment tes trades et leurs résultats, ta stratégie, ton état d'esprit et les conditions de marché avant, pendant et après la position.
Concrètement, il te permet de :
- Identifier quelle stratégie est réellement rentable parmi celles que tu utilises
- Mesurer l'impact de ton état émotionnel sur tes performances
- Repérer les heures et les sessions où tu es systématiquement moins efficace
- Construire une conviction fondée sur des données, pas sur des impressions
Le chiffre que mon propre journal m'a sorti
Pendant des années, j'ai eu un défaut tenace : entrer avant mon plan. J'avais tout écrit, mon niveau était tracé, et je rentrais 30 $ plus haut par peur que le prix n'aille jamais chercher mon entrée.
En reprenant mes fiches, le constat était sans appel : dans 70 % des cas où j'ai touché à mon point d'entrée, ce n'était pas rentable. Si j'avais respecté le plan, le prix serait venu me chercher et j'aurais gagné le trade proprement.
Ce chiffre-là, personne ne pouvait me le donner. Ni un formateur, ni une vidéo. Il est sorti de mes propres fiches, et c'est exactement pour ça qu'il a marché : notre cerveau ne réagit pas aux conseils, il réagit aux faits qu'on a produits soi-même. Le jour où tu sais noir sur blanc combien une erreur t'a coûté, tu arrêtes de la faire. Pas avant.
Les 3 piliers : technique, gestion, mindset
Pour vivre du trading, il faut tenir trois piliers, et ils comptent presque autant les uns que les autres :
- La technique — tes setups, tes patterns, ta lecture de marché.
- La gestion — la gestion du risque, l'adaptation aux conditions de marché, le management du trade.
- Le mindset — la planification, la routine, l'exécution et l'analyse des performances.
Beaucoup ne travaillent que le premier. C'est une erreur : il existe des techniques très simples qui rapportent, si on a la discipline de les appliquer. Le mindset, lui, est le seul pilier sur lequel personne ne travaillera à ta place. Si tu ne planifies pas, si tu n'as pas de routine, si tu n'analyses pas tes performances — ça ne se fera pas tout seul.
Et les trois forment un cercle vertueux : le journal alimente le mindset, le mindset améliore l'exécution, l'exécution génère des statistiques, les statistiques font évoluer la technique et la gestion. C'est ce cercle qu'on met en route ici.
Ma méthode en 5 étapes
J'ai résumé en vidéo le cadre complet que j'applique tous les jours. C'est la faille que j'ai identifiée chez la quasi-totalité des traders que j'ai croisés en six ans : ce n'est jamais la stratégie, c'est le comportement.
Étape 1 — Le plan journalier
Je ne connais pas un professionnel qui ne prépare pas sa journée sur une fiche. C'est le cœur du journal, et c'est aussi ce qui se pratique dans les prop firms londoniennes historiques : le trader prépare son plan, le présente, et c'est sur cette base que le management lui débloque du capital. Pas sur une intuition.
Ce que je note le matin :
- Le sentiment du marché. Que fait ma contrepartie aujourd'hui ? Elle est euphorique, elle panique ? Tu dois savoir contre qui tu te bats. L'index Fear & Greed et l'open interest aident à trancher.
- Le biais daily. Une ligne, pas un roman. « Range BTC/ETH, renforcement des alts, baisse de la dominance ».
- Les niveaux clés par actif surveillé (voir l'étape 3).
- Les positions en cours, avec leur objectif de sortie déjà écrit. Comme ça je ne me demande pas en séance « est-ce que je dois fermer ? » — quand l'objectif est atteint, je l'exécute. Si je me garde un runner, c'est noté, et je sais que je dois le surveiller.
Ce que je note le soir : le P&L net, le rendement en R (combien j'ai risqué pour combien j'ai gagné), et surtout la confrontation. Ce que j'avais prévu contre ce qui s'est réellement passé. Où j'ai vu juste, où j'ai vu l'inverse. Puis un point positif, un point négatif, le pourquoi, et un point à retravailler demain. Il y a toujours un point à retravailler.
Étape 2 — Le journal de statistiques
C'est ce qu'on appelle le track record. Tu ne travailleras nulle part dans la finance sans track record — et même si tu n'as aucune envie de travailler en banque, tu dois faire face à tes propres statistiques. Comprendre la réalité de ton rendement. Sans ça, on reste dans l'abstrait, et on ne gagne pas d'argent dans l'abstrait.
Ce que je regarde : le nombre de trades, gagnants et perdants, le taux de réussite, et surtout le rendement global — parce qu'un taux de réussite sans rendement ne vaut rien. Puis la courbe sur un an, drawdowns compris.
Sur ma propre courbe, il y a une longue période de drawdown. Je sais exactement à quoi elle correspond : la naissance de ma fille, plus une phase de marché particulièrement capricieuse. Ce qui m'a permis de rebondir, ce n'est pas un nouveau setup miracle — c'est d'avoir eu assez de statistiques pour faire confiance à mon système et me recentrer sur ma méthodologie, avec une gestion du risque millimétrée. Quand on ne risque qu'un certain pourcentage par trade, une période de drawdown se traverse.
Un point sur l'échantillon : avec dix trades, tu ne sais rien. Tu peux avoir de la chance un moment puis ne plus en avoir. Seul un gros volume de données te dit ce que tu vaux réellement.
Étape 3 — La définition des niveaux clés
Celle-là est cruciale, et je la fais tous les jours devant mes élèves. J'appelle ça des niveaux d'engagement : des prix où je sais que, si on y va, j'irai chercher une information précise — de l'absorption, un faux breakout, un vrai breakout, une réintégration.
Je les obtiens via l'order flow, le market profile et le volume profile, les clôtures et un peu de price action. Ma méthodologie n'est pas meilleure qu'une autre — mais il en faut une, et elle doit produire des niveaux écrits à l'avance.
On me reproche souvent de donner des « scénarios à double sens » : si le marché va chercher 75 K, j'ai envie d'acheter ; s'il perd 73 K, j'ai envie de vendre. Ce n'est pas dire « ça va monter ou ça va baisser ». C'est dire qu'à cet endroit précis, j'irai chercher une information de marché, et que je sais déjà ce que j'en ferai. Le reste du temps, je ne trade pas.
C'est ce qui m'évite les entrées à contretemps et le surtrading : je ne trade pas en dehors de mes niveaux clés. Si je veux prendre un trade hors plan, il faut d'abord que j'aie établi le niveau. Ça a drastiquement changé mes résultats.
Étape 4 — Les garde-fous (circuit breakers)
Celle-ci évite la faillite. Le trading est le seul univers où tu as le droit de faire absolument n'importe quoi : ouvrir une position avec tout ton capital et tout perdre en une seconde. Si tu ne t'imposes pas de règles, il est quasi garanti que ça finira mal.
Je l'ai appris à mes dépens. J'ai été 83e au leaderboard en 2024, donc je sais ce que c'est que de gagner beaucoup — et ça monte vite à la tête. Je sais aussi ce que c'est que de tout perdre : je l'ai vécu avec FTX. Mes trois règles :
- Ne trader que mes niveaux clés. Le surtrading, c'est faire une excellente journée puis vouloir retrouver la sensation d'un trade gagnant — et rendre une partie de ses gains sur un trade qui n'a aucun sens. Cumulé, ça fait des sommes énormes.
- Doubler la vigilance après une journée gagnante. C'est le plus dangereux. Je me contrôle très bien sur les journées perdantes ; c'est sur les gagnantes que je rendais l'argent. J'ai focalisé 100 % de mon attention sur cette erreur-là, et elle a quasiment disparu.
- Trois stop loss dans la journée = arrêt complet. Il est extrêmement rare qu'après trois stops je reprenne un trade. Souvent, je change carrément d'activité, je fais quelque chose d'agréable et je me remémore pourquoi je fais ça. Quand on perd, il reste une amertume qui, le lendemain, pousse à refaire des erreurs.
Après plusieurs perdants d'affilée, l'objectif n'est pas de « se refaire » : c'est de récupérer la gagne, parce que la gagne attire la gagne. On reset, on refait un plan journalier propre, et on attend le bon moment. Si le sujet te travaille, le guide gérer son stress en trading et celui sur la psychologie du trader vont plus loin.
Étape 5 — Le business plan
La dernière étape, c'est de traiter le trading comme une activité et pas comme un passe-temps : objectifs, capital, stratégie de prise de bénéfices, sources de revenus, fiscalité, matériel. Impossible à traiter en dix minutes — j'y ai consacré un bootcamp entier de plus de deux heures, « Vivre du Trading », dont l'essentiel du contenu se trouve d'ailleurs résumé dans cette page.
Un point que j'y détaille et qui n'est pas assez dit : se payer régulièrement. Sur un compte parti de 3 000 $, j'ai généré 27 500 $ en un mois — mais je me suis payé tout du long. Le capital final est plus faible que si j'avais tout laissé composer, c'est vrai. En échange, les gains sont sécurisés et hors du marché. J'ai déjà vu un exchange emporter la totalité de mes fonds ; je n'accumule plus du virtuel sans jamais en avoir l'usufruit.
Mon modèle de journal de trading à télécharger
Voici le fichier que j'utilise. Quatre onglets, pensés pour s'emboîter : la fiche du jour alimente le récap de la semaine, qui alimente le récap du mois, et le tracker d'erreurs récupère ce qui revient trop souvent. C'est un journal de trading gratuit, sans inscription : tu le copies, tu l'adaptes, il est à toi.
📋 Copier le modèle dans mon Drive · ⬇️ Télécharger en Excel (.xlsx) · 🖨️ Télécharger en PDF
Trois formats, au choix : la copie Google Sheets pour travailler en ligne et à plusieurs, le journal de trading Excel (.xlsx) si tu préfères le bureau, et le PDF à imprimer pour ceux qui remplissent à la main — c'est ma version préférée pour le bilan du soir.
L'objectif n'est pas d'avoir exactement la même fiche que moi : c'est de l'adapter à ta façon de trader. Mais garde la structure — c'est elle qui te permet de revenir sur ce que tu as fait, et c'est ça qui fait la différence.
Onglet 1 — Le plan journalier
Deux checklists (matin et soir), le détail des trades, les résultats du jour, les attentes de session et les conclusions. Voici un exemple de journal de trading rempli, sur une vraie journée :
| Checklist du matin | |
|---|---|
| Sentiment | Début d'excitation |
| Biais daily | Range BTC/ETH — renforcement des alts, baisse de la dominance BTC |
| Niveaux clés | 73 300 CVaH · 76 000 résistance majeure |
| Positions | BTC · XAG |
| Actif | Configuration | Achat | Vente |
|---|---|---|---|
| BTC | SFP sur niveau clé | 73 300 | 75 500 (3/4) |
| XAG | Rejet sur dernier MSB — SFP bas de range | 74 | 84 |
| Trades | Meilleur | Pire perte | P&L total |
|---|---|---|---|
| 3 | 1 244 USDT (1,5 R) | — | 1 889 USDT · 2,8 R |
Et la partie qui compte vraiment, celle du soir :
| ▸ Ouverture | Possible comblement du gap puis correction. Chop chargé en 4H → gros mouvement à saisir. |
| ▸ Clôture | Le gap a presque été comblé. Début de la correction confirmé. |
| + Positif | Bonne anticipation des scénarios |
| − Négatif | Sorti un poil trop vite |
| ? Pourquoi | Peur, à cause d'avant-hier où le marché a chuté trop vite |
| → Fix | Laisser le runner quoi qu'il arrive |
Quatre lignes. Positif, négatif, pourquoi, correctif. C'est le bloc le plus important de tout le fichier — c'est lui qui transforme une journée en leçon.
Voir la structure complète de l'onglet « Plan journalier »
| Bloc | Champs |
|---|---|
| Checklist matin | Sentiment · Biais daily · Niveaux clés · Positions |
| Checklist soir | Listing des positions ✓ · Conclusions ✓ · Ordres nocturnes ✓ |
| Détail des trades | Actif · Configuration · Achat · Vente |
| Résultats du jour | Nombre de trades · Meilleur trade (montant et R) · Pire perte · P&L total et R total |
| Attentes de session | ▸ Ouverture (ce que tu prévois) · ▸ Clôture (ce qui s'est passé) |
| Conclusions | + Positif · − Négatif · ? Pourquoi · → Fix |
Les trois cases à cocher du soir ne sont pas décoratives : tant que « Ordres nocturnes » n'est pas coché, la journée n'est pas fermée. C'est ce qui évite de partir dormir avec une position non surveillée.
Onglet 2 — Le récap hebdomadaire
Le plan hebdo, c'est exactement le même travail, mais résumé sur la semaine. Si tu as rempli tes fiches quotidiennes, il se remplit en dix minutes. Si tu as bâclé, il ne vaudra rien — c'est le meilleur garde-fou contre le fait de sauter des jours.
| Jour | Trades | G | P | Réussite | P&L | R | Notes |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Lundi | 3 | 2 | 1 | 67 % | +1 200 | 3,0 | Plan journalier parfait |
| Mardi | 2 | 2 | 0 | 100 % | +1 500 | 3,2 | Plan journalier parfait |
| Mercredi | 1 | 0 | 1 | 0 % | −800 | −1,0 | Impatience, entrée avant le plan |
| Jeudi | 2 | 2 | 0 | 100 % | +1 450 | 2,8 | TPO regagnés |
| Vendredi | 1 | — | — | — | — | — | Swing gardé pour le week-end |
| Semaine : 9 trades · 67 % de réussite · +3 350 USDT · 8 R | |||||||
Regarde la ligne du mercredi. Une seule journée à −1 R, et la cause est écrite : « impatience, entrée avant le plan ». Sur une semaine, ça passe inaperçu. Répété sur trois mois, c'est ce qui sépare un compte qui monte d'un compte qui stagne. C'est précisément ce que le tracker d'erreurs va attraper.
Voir la structure complète de l'onglet « Récap hebdomadaire »
| Bloc | Champs |
|---|---|
| Contexte marché | Biais hebdo (haussier / baissier / neutre) · Structure · Niveaux clés · Catalyseurs de la semaine (CPI, FOMC…) |
| Contrôles | Daily revus ✓ · Trades logués ✓ · Courbe de capital ✓ · Objectif atteint ✓ |
| Bilan par jour | Trades · Gagnants · Perdants · Taux de réussite · P&L · R total · Meilleur R · Notes |
| Résultats | Total trades · Taux de réussite · P&L · R total · Meilleure journée |
| Conclusions | + Positif · − Négatif · ? Pourquoi · → Fix · ⚡ Focus de la semaine suivante |
Pense au sportif chronométré : pour battre son temps la semaine suivante, il n'améliore pas tout le parcours, il cible les deux virages où il perd des secondes. Le récap hebdo sert exactement à ça — il désigne les deux virages.
Onglet 3 — Le récap mensuel
Le plan journalier suppose que tu trades tous les jours ; ce n'est pas le luxe de tout le monde. Le plan mensuel, en revanche, tout le monde doit le faire. C'est là qu'on décide de la stratégie à déployer et du niveau de risque — et je ne raisonne pas du tout pareil après un mois gagnant qu'après un mois perdant.
| Section | À quoi elle sert |
|---|---|
| 1. Contexte du mois | Macro, état du marché, sentiment, narratifs, biais global |
| 2. Bilan par semaine | S1 à S5, mêmes colonnes que l'hebdo |
| 3. Résultats | Trades, réussite, P&L, R, drawdown max, meilleure journée, série gagnante max |
| 4. Erreurs fréquentes | Les 2 erreurs les plus récurrentes du mois, pas plus |
| 5. Stratégie à déployer | Setups autorisés, marchés, adaptation au contexte |
| 6. Gestion du risque | Risque par trade, journalier, mensuel, levier max, taille, règles dures |
| 7. Objectifs du mois suivant | Performance, process, mindset, apprentissage |
| 8. Conclusions | Positif, négatif, pourquoi, fix, leçon clé |
| 9. Objectifs M+1 et M+2 | La vision à deux mois |
Voir le détail des sections 4 et 6 (erreurs et risque)
Section 4 — Analyse des erreurs fréquentes. Deux erreurs maximum, et pour chacune trois lignes :
- Racine du problème — pourquoi cette erreur se produit-elle ? Émotion, manque de process, biais cognitif ?
- Plan d'action — qu'est-ce que tu changes concrètement pour ne plus la refaire ?
- Indicateur de succès — comment sauras-tu que c'est réglé le mois prochain ?
Deux, pas dix. Quand on a une dizaine d'erreurs, on ne s'intéresse pas aux petites : on prend la plus rouge et on la traite. Tout revoir d'un coup, ça ne marche jamais.
Section 6 — Gestion du risque. Les six curseurs à figer avant le mois, pas pendant :
| Curseur | Exemple |
|---|---|
| Risque par trade | 1 % maximum |
| Risque journalier | Arrêt du trading après −2 % sur la journée |
| Risque mensuel | Drawdown max −5 % → pause d'une semaine |
| Levier max | ×5, ×10 interdit sauf setup A+ |
| Taille de position | Montée progressive, 3 positions simultanées maximum |
| Règles dures | Jamais de trade sans stop, pas de moyenne à la baisse |
Ces chiffres sont des exemples : cale-les sur ta situation avec le guide gestion de risque et sur ton effet de levier réel.
Onglet 4 — L'anti-récidiviste
Celui-ci m'a énormément servi et continue de me servir. Le principe est bête : une ligne par erreur, une croix à chaque récidive, et une colonne pour ce que ça t'a coûté. Rien de plus. Mais au bout de deux mois, le tableau te met le nez dedans.
La colonne du coût est celle qui change tout, et c'est aussi la plus pénible à remplir à la main. Si tu utilises le journal du site, elle se calcule toute seule : tu coches l'erreur sur le trade, et le total en euros s'affiche.
| Erreur | Récidives | Combien ça m'a coûté |
|---|---|---|
| Ratio gain/perte incohérent | ✕✕✕✕✕✕✕✕ (8) | |
| Plan improvisé | ✕✕✕✕ (4) | |
| Entrée trop anticipée | ✕✕✕ (3) | |
| Changer son point d'entrée à perte | ✕✕ (2) | |
| Ne pas assez miser | ✕ (1) | |
| Sortie trop anticipée / trop tardive | 0 | |
| Changer un plan en cours | 0 | |
| Trop miser | 0 |
Une fois les deux erreurs dominantes identifiées, on passe au plan d'action. Voici les miennes, avec le correctif exact que je me suis imposé :
| Erreur récurrente | Comment ne plus la commettre |
|---|---|
| Plan improvisé | Checklist pré-trade obligatoire avant toute position |
| Ratio gain/perte incohérent | Définir un R:R minimum de 1:2 dans le plan, avant l'entrée |
| Entrée trop anticipée | Attendre la confirmation de la bougie de structure |
| Changer son point d'entrée à perte | Respecter le plan initial — 70 % des fois où j'ai touché à mon entrée, ce n'était pas rentable |
Un mot sur le ratio gain/perte, parce que c'est mon erreur numéro un et qu'elle est mal comprise. Je posais des plans à 1,5 R et je sortais à 0,4. Le plan était bon ; c'est l'exécution qui ne suivait pas. À l'inverse, il ne faut pas tomber dans le travers des ratios délirants qu'on voit passer : les stops collés à trois ticks sous une poche de liquidité, avec un R:R de 1:15 affiché fièrement. Un trade n'a pas vocation à être parfait — parfois il faut lui laisser de la place pour se mettre en place. Si tu perds systématiquement de justesse, reviens deux jours après sur la chronologie : est-ce que le stop était mal placé, ou est-ce que le marché est vraiment parti ? Élargir le stop sans rien changer d'autre à la stratégie suffit parfois à faire remonter le taux de réussite.
Voir la liste complète des erreurs suivies
- Ratio gain/perte incohérent
- Entrée trop anticipée, trop tôt
- Sortie trop anticipée, trop tôt
- Sortie trop tardive
- Changer son point d'entrée à perte
- Avoir changé un plan en cours de route
- Avoir trop misé (risk management)
- Ne pas avoir assez misé
- Plan improvisé
- Une ligne libre pour ta nouvelle erreur — il y en aura toujours une
L'humain est très fort pour inventer de nouvelles erreurs. Garde une ligne vide.
La même méthode, en version automatique sur le site
Si le tableur te rebute, il y a plus simple : ce journal est intégré directement au site, et il reprend exactement les quatre onglets du modèle. Il est gratuit dès que tu crées un compte — pas besoin d'être abonné.
📋 La fiche du jour. Le plan journalier, sous forme de formulaire : sentiment, biais, niveaux clés, positions surveillées et attentes de session le matin ; ce qui s'est réellement passé, positif, négatif, pourquoi et correctif le soir. Plus la question qui fâche : « ai-je suivi mon plan aujourd'hui ? ». Tes fiches précédentes restent consultables — c'est tout l'intérêt.
📊 Tes statistiques, calculées seules. Tu saisis le trade (actif, sens, entrée, sortie, taille, P&L, R réalisé, notes, tags), le reste se calcule : taux de réussite, résultat total, gain et perte moyens, facteur de profit, espérance par trade, drawdown maximum et courbe de capital. Filtrable sur 30 jours, 90 jours ou un an, exportable en CSV quand tu veux — tes données restent les tiennes.
🚫 L'anti-récidiviste, chiffré. À chaque trade, tu coches ce qui a cloché dans une liste fermée (entrée trop anticipée, plan improvisé, ratio incohérent, trade hors niveaux clés…). Le site fait alors ce que le tableur ne sait pas faire : il additionne les pertes de chaque erreur et te dit combien elle t'a coûté, en euros, puis désigne celle à travailler en priorité. C'est exactement le mécanisme qui m'a fait arrêter d'entrer trop tôt : pas un conseil, un montant.
S'y ajoutent quatre calculateurs : taille de position, risque/rendement, intérêts composés et prix de liquidation.
→ Ouvrir mon journal de trading
Tableur ou site, prends celui que tu tiendras vraiment. Et si tu veux mon vrai fonctionnement : j'ai un double journal, dont un manuscrit. Écrire à la main me sort de l'écran et me force à ralentir. C'est totalement optionnel, mais essaie : beaucoup y prennent goût.
Comment tenir un journal de trading au quotidien
L'unique objectif d'un journal de trading, c'est de te fournir à tout moment une image claire et objective de chaque trade que tu effectues. Il doit contenir :
- Le prix d'entrée, le stop loss et le take profit
- Le montant du solde investi sur ce trade
- Les risques et les bénéfices potentiels (le ratio R:R)
- L'état du marché avant et après la clôture
- Ton ressenti avant et après le trade
- Ton degré de conviction
Les 5 questions à te poser avant d'envoyer un plan
C'est mon cheat code de la prise de décision. Si tu ne sais pas répondre aux cinq, tu n'envoies pas :
- Qu'est-ce que je veux voir pour me placer ? Si tu ne sais pas ça, tu ne peux pas prétendre avoir une méthodologie rentable.
- Sur quelle unité de temps ? Swing, intraday, scalping ?
- Quel est le sentiment du marché ?
- Quel actif je surveille ?
- Quel est mon biais ?
Et une question de contrôle, celle qui sépare une stratégie d'une intuition : est-ce que je peux expliquer en quelques lignes factuelles pourquoi j'ai pris ce trade, et pourquoi ça fonctionne si je le refais régulièrement ? Pas un roman — quelques éléments factuels. Au-delà de dire « je cherche un SFP » : dans quel contexte ce SFP fonctionne-t-il ?
Si tu débutes, transforme ces cinq questions en cases à cocher dans ton plan journalier. Tu pourras retirer les cases le jour où le réflexe sera acquis.
Quoi, quand et pourquoi tu as tradé
La raison du trade vient de l'analyse technique, de l'analyse fondamentale, ou d'une combinaison des deux. Après plusieurs dizaines de trades, tu pourras vérifier si tes « raisons » de trader sont rentables — et déterminer quelle approche te réussit le mieux.
La conviction, c'est ce que tu ressens à l'égard du trade. Si tu entres sur la base d'un modèle technique et que ce modèle répond à plusieurs de tes critères, la conviction est « élevée ». Si la configuration ne donne pas de conclusions claires, elle est « moyenne » ou « faible ».
En notant ta conviction, tu peux compter le nombre de trades réussis à chaque niveau. Ce n'est pas anodin : pendant nos études, on a tous connu la situation où l'on était convaincu de s'être planté à un examen pour finalement le cartonner. L'inverse tient aussi. Le ressenti seul ment ; confronté aux résultats, il devient une donnée.
Exemple concret : si tu as eu une forte conviction sur 10 trades et que 8 sont réussis, ça fait 80 % de réussite sur ce segment. Si ta conviction était faible sur 10 trades et que seuls 2 sont réussis, la probabilité tombe à 20 %. On en conclut vite qu'il n'est intéressant de trader que lorsque la conviction est élevée.
Les notes : tout ce qui te semble utile
Inscris tout ce que tu juges nécessaire, et en particulier ton état émotionnel au moment de placer le trade. Conviction et émotion sont deux critères complémentaires : l'un ne dispense pas de l'autre. Un détail qui paraît anodin sur le moment devient parlant lors d'une revue mensuelle.
Enregistre tes trades juste après la transaction
Prends l'habitude de noter les détails directement après le trade, pendant que c'est frais — et uniquement après avoir placé ton stop loss et ton take profit. Sinon, tu ne te souviendras plus des raisons qui t'ont poussé à le prendre.
Ce n'est pas une coquetterie : revenir quatre jours plus tard et savoir réellement ce qui s'est passé dans ta tête, c'est quasi impossible. Passé deux jours, on ne sait déjà plus très bien pourquoi on a fait l'erreur. Collecte les données, analyse-les, et prends le temps de comprendre pourquoi tes trades ont réussi ou échoué. Après quelques mois, quand tu disposeras d'assez de données, tu pourras les classer, les regrouper et les exploiter sérieusement.
La revue hebdomadaire : le vrai levier
Tenir le journal au quotidien, c'est bien. Le réviser chaque semaine, c'est ce qui transforme les données en progression. Chaque dimanche, 20 à 30 minutes :
- Quel a été le pattern le plus coûteux de la semaine ?
- Quel a été mon meilleur trade, et qu'est-ce qui l'a rendu possible ?
- Ai-je suivi mon plan à chaque fois ? Sois honnête. Si non : coupé trop tôt, trop tard, stop non respecté ?
- Quel objectif comportemental pour la semaine prochaine ? Un seul.
Quand tout va bien, on peut s'en passer. C'est surtout quand ça va mal que la revue est vitale : dès que les erreurs s'accumulent, il faut une solution avant de repartir.
Ta routine : mi-temps ou plein temps
Le journal ne se tient pas de la même façon selon le temps dont tu disposes. Et disons-le franchement : avoir un travail qui te paye chaque mois vaut mieux qu'une activité où tu n'es pas sûr d'être payé. La stabilité financière est ce qui te permet de trader correctement — quand on n'est pas sûr de remplir le frigo, on trade mal.
| Moment | Trader à mi-temps | Trader à plein temps |
|---|---|---|
| Matin | Clôtures importantes, macro (DXY, obligations 10 ans, VIX), événements économiques. Révision des niveaux clés. Compléter le plan préparé la veille et poser ses alertes. | Idem, plus le suivi des niveaux en direct. |
| Journée | Exécution par ordres limites et alertes. Une alerte sonne → un coup d'œil au chart → il y a plan ou il n'y a pas plan. | Moins de temps devant les graphiques quand le marché est calme ; sessions intensives quand il est volatil. |
| Fin de journée | Réviser ses niveaux après les briefs, checklist des positions ouvertes, relever ses résultats, mettre à jour la liste des marchés à surveiller. | Idem, plus la préparation détaillée des scénarios du lendemain. |
| Fin de semaine | Bilan : résultats, analyse des erreurs, plan d'action pour s'améliorer. | |
Deux principes valables dans les deux cas. Le premier : trade en accord avec ta vie. On ne scalpe pas quand on n'a pas le temps de scalper, on ne trade pas la session asiatique quand on dort pendant la session asiatique. À mi-temps, regarde plutôt le daily et le H4, et évite les unités de temps courtes aux heures où tu ne peux pas te placer.
Le second : à mi-temps, toute ta plus-value est dans la préparation. Tu n'as pas le luxe de trader toute la journée, donc les moments où tu trades doivent être les bons. C'est exactement le rôle du plan journalier — et c'est pour ça que je fais un live de préparation le lundi : très souvent le plan posé le lundi ne se déclenche que le mercredi ou le jeudi.
Enfin, ajoute une activité qui te calme : du sport, de la méditation, ce que tu veux. Neuf ans que je trade et je ne trouve toujours pas ça moins stressant. On joue de l'argent — ce n'est pas rien.
Tu déposes 1 000 € → 80 € pour toi. 10 000 € → 800 €. Le plafond tombe à 62 500 € déposés : 5 000 €.
Et 400 € de missions, en plus
- Un voucher X-Perpetuals de 100 € dès ton KYC 2 validé
- 10 € pour l’ouverture de la carte OKX et 3 paiements éligibles
- De 10 € à 160 € selon tes dépôts et tes volumes tradés
- Dépôt minimum : 10 €
- Versé tous les 14 jours pendant 12 mois
- Tes fonds restent libres : trading ou Earn
Jusqu’au lundi 31 août, 23h59 · Lien affilié · le trading comporte un risque de perte
Les autres façons de tenir un journal de trading
Mon modèle n'est pas la seule voie. Voici les quatre formats classiques, avec leurs limites réelles — parce qu'ils en ont tous.
A. Le journal papier (fiche de trade)
Un cahier ou un classeur, avec des fiches préparées à l'avance. Zéro friction, zéro technologie, et un vrai bénéfice : écrire à la main ralentit et fait réfléchir.
Pour qui : les débutants qui commencent à structurer leur approche, et tous ceux qui, comme moi, tiennent un journal manuscrit en complément du digital.
Limites : au-delà de 50 trades, impossible d'analyser un pattern. Aucun calcul automatique.

B. Le journal TradingView
TradingView permet de tenir un journal visuel gratuitement, directement là où tu analyses. C'est sa vraie force : le graphique annoté vaut mille lignes de tableur.
Ce dont tu disposes : une cinquantaine d'outils de dessin, des captures d'écran, l'enregistrement vidéo d'un trade en direct, le partage public ou privé, plus de 100 indicateurs, et un quadrillage qui garde tes supports, résistances et trendlines d'une session à l'autre sans les retracer.

Comment le mettre en place, en 5 étapes :
- Annote ton graphique avant d'entrer en position : unité de temps, style (intraday ou swing), risque en %, entrée, TP 1/2/3, stop, contexte, ratio R:R. Des flèches pour comprendre le trade d'un coup d'œil.
- Publie l'idée (bouton bleu « Publier » en haut à droite) avec un titre, ton analyse — rédigée pour qu'un autre trader puisse la comprendre — et ton plan d'action : comment tu comptes entrer et sortir, si tu déplaces ton stop au break even, si tu utilises un trailing stop. Précise toujours le sens : long, short ou neutre. Choisis « Publier une idée privée » pour la garder pour toi, et ajoute des tags personnels (swing, range, cassure…).
- Retrouve ton journal via l'icône en forme d'ampoule (« Mes idées »), classé de la plus récente à la plus ancienne. Donne à tes étiquettes un nom qui t'est propre, sinon le filtre remontera les publications de toute la communauté.
- Mets l'entrée à jour au fil du trade. Chaque mise à jour est horodatée automatiquement : tu obtiens la chronologie complète de la position. Les statuts disponibles : clôture objectif atteint, clôture stop atteint, trading actif, annulé, clôturé manuellement.
- Partage — lien, image, copie ou intégration. Le lien est idéal pour poster dans le Discord et récupérer des retours.


Limites : TradingView est d'abord un outil d'analyse technique. Aucune statistique automatisée sur tes performances globales, aucune analyse comportementale — tout reste à calculer à la main.
C. Le journal de trading Excel ou Google Sheets
C'est la méthode la plus répandue, et c'est celle de mon modèle plus haut. Je travaille sur Google Sheets plutôt qu'Excel : version cloud, aucun problème de sauvegarde, accessible partout. Les deux sont gratuits.
Si tu pars d'une feuille vierge, voici les colonnes qui comptent vraiment :
| Colonne | Donnée |
|---|---|
| Date et heure | Horodatage exact de l'entrée |
| Instrument | Paire, action, crypto |
| Direction | Long ou short |
| Entrée / SL / TP | Les prix des niveaux clés |
| Risque | Le montant réellement risqué |
| Résultat | Gain ou perte |
| R réalisé | Le résultat en multiple du risque |
| Stratégie | Quel setup a déclenché l'entrée |
| Conviction | De 1 à 5 |
| État émotionnel | De 1 à 10 |
| Notes | Observations post-trade |
Limites : chronophage à maintenir, aucune détection automatique, et corréler tes émotions à tes résultats à grande échelle demande des formules pénibles.
D. Les journaux automatiques
Une famille d'outils est apparue ces dernières années : des journaux qui se synchronisent directement avec ton compte (MT5 via un pont, ou l'API d'un exchange) et qui analysent ton comportement plutôt que ta seule performance. Le principe : repérer le délai anormalement court entre deux trades après une perte, la taille de position qui explose, l'écart systématique entre ta sortie réelle et ton plan.
Ils mettent des chiffres sur trois travers que tout le monde connaît sans savoir les mesurer : le revenge trading, le surtrading, et les sorties émotionnelles. EdgeDawn fait partie de ces outils.
Est-ce indispensable ? Non. Le modèle plus haut couvre l'essentiel, et l'onglet anti-récidiviste fait le même travail à la main — avec l'avantage que c'est toi qui écris le constat, ce qui, je te l'ai dit, est précisément ce qui fait bouger les choses. Mais si tu veux essayer : les abonnés Discord Pro peuvent demander un mois offert sur EdgeDawn, il suffit de m'en faire la demande via la Ligne directe.
Quel journal de trading choisir ?
| Ton profil | Ce que je te recommande |
|---|---|
| 🟢 Débutant complet | Papier ou journal du site — le plus important est de commencer |
| 🟡 En apprentissage | Mon modèle Google Sheets, onglets plan journalier + hebdo |
| 🟠 Trader actif sur TradingView | Idées privées TradingView pour le visuel + le modèle pour les chiffres |
| 🔴 Trader confirmé | Les 4 onglets du modèle + le journal du site pour la courbe de capital |
| ⚫ Challenge prop firm | Le modèle complet, avec un risque mensuel et des règles dures écrites noir sur blanc |
Les 3 vérités que ton journal va te révéler
La tenue d'un journal devrait être l'une des toutes premières étapes quand on apprend à trader. C'est ce qui permet de tester des stratégies et de trouver les plans de trading qui fonctionnent pour toi. Trois choses :
- Tes erreurs sont répétitives. Ce n'est pas de la malchance, c'est un pattern — et un pattern, ça se corrige.
- Ta meilleure stratégie n'est pas celle que tu crois. Les données te surprendront.
- Ton état émotionnel pèse bien plus lourd que tu ne le penses. L'honnêteté sur ce point change tout.
Pour résumer : un journal de trading enregistre ton activité, il te permet de tester différents plans et différentes stratégies, et il identifie les forces et les faiblesses de ton style. Les guides 6 erreurs à éviter quand on investit et les 5 erreurs d'analyse technique complètent bien la démarche.
Questions fréquentes sur le journal de trading
Que faut-il noter dans un journal de trading ?
Le minimum vital : la date, l'actif, le sens (long ou short), le prix d'entrée, le stop loss, le take profit, le montant risqué, le résultat en R, la stratégie utilisée, ton niveau de conviction et ton état émotionnel. Le tout complété par une note libre — c'est souvent elle qui explique le trade des mois plus tard. Si tu ne devais garder que trois colonnes : le R réalisé, l'erreur commise et le pourquoi.
Excel, papier ou application : quel format choisir ?
Celui que tu tiendras vraiment. Le papier ralentit et fait réfléchir — idéal pour débuter et pour le bilan du soir. Le tableur (Excel ou Google Sheets) reste le standard pour les statistiques. Les applications automatiques mesurent ton comportement (revenge trading, surtrading) mais rien ne remplace le constat écrit de ta propre main. Ma pratique réelle : un double journal, digital pour les chiffres, manuscrit pour la prise de recul.
Combien de temps ça prend chaque jour ?
Dix minutes le matin pour le plan journalier (sentiment, biais, niveaux clés, positions), cinq minutes après chaque trade pour l'enregistrer à chaud, et cinq minutes le soir pour la confrontation : prévu contre réalisé, un positif, un négatif, un correctif. S'y ajoute la revue hebdomadaire de 20 à 30 minutes — la seule étape réellement non négociable.
Un journal sert-il si je ne trade qu'à mi-temps ?
Encore plus qu'à plein temps. À mi-temps, toute ta plus-value est dans la préparation : tu ne peux pas rattraper une erreur en séance, donc les rares moments où tu trades doivent être les bons. Le plan journalier posé la veille, les alertes aux niveaux clés et le bilan hebdomadaire remplacent la présence à l'écran. Beaucoup de traders à mi-temps progressent d'ailleurs plus vite : moins de bruit, plus de méthode.
Partage ton journal dans le Discord
Viens partager tes trades dans le Discord Pro et dans le Discord public. Un œil extérieur voit souvent ce que tu ne vois plus à force de regarder tes propres trades, et les anciens membres te feront les remarques nécessaires.

Il y a un gap énorme entre prendre ses trades dans son coin et les partager. Franchir ce gap, c'est un vrai palier : c'est ce qui m'a fait progresser le plus vite. C'est aussi la raison pour laquelle je publie mes propres plans, en direct et en transparence — je réutilise ensuite ce que j'ai dit en live pour trader ma semaine.
Chaque jour de la semaine, un brief est animé par un pro du planning. Peu de gens mesurent la valeur d'y assister : techniques partagées, plans, niveaux clés. Regarde-les en fin de journée, et tu prépares ton plan du lendemain avec une longueur d'avance.
Il ne te reste plus qu'à ouvrir le modèle et à remplir ta première fiche. Fais-le aujourd'hui, pas lundi prochain : le premier jour est toujours le plus dur, et c'est le seul qui compte vraiment.
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